Journal 66

Les hommes ne sont convaincus de vos raisons, de votre sincérité, et de la gravité de vos peines, que par votre mort. Tant que vous êtes en vie, votre cas est douteux, vous n’avez droit qu’a leur scepticisme. A. Camus, La chute

Septembre 2013

(1) JOUR 1

Introduction au Journal 66

Conseils de lecture important :

  • Lisez doucement et calmement, au rythme de votre respiration.

  • Restez lucide et vigilant au conditionnement des mots, le plus souvent possible.

  • Laissez les mots sonner entre eux. (Imaginez-les, par exemple, comme des bulles de savon qui s’entrechoquent et éclatent en relâchant des sons.)

  • Relisez les lignes (phrases) plusieurs fois si vous ne les ressentez (comprenez) pas du premier coup. Concentrez-vous, ne pensez à rien d’autre. Jusqu’à la réduction d’un son (vibration) en écho. L’histoire en elle-même importe peu, et les tournures, à certains moments, ont autant de grâce qu’une page de calculs remplie de chiffres.

  • Ne cherchez pas à lire pour comprendre comme d’habitude. Lisez comme pour déchiffrez un code, écrit ici en mots singuliers ; des paramètres à lire afin de les graver dans votre « subconscient » car le récit qui suit est un « code cérébral ». Il n’y a pas de mystère, nous ne sommes simplement pas sur la même longueur d’onde, nous devons nous caler sur la même fréquence. C’est obligatoirement le cheminement du texte qui vous amène à la compréhension intuitive de ce code. Tout ce texte n’est que le développement d’une ligne de formule cérébrale inconnue. Une équation révélatrice.

  • Apparemment certains paragraphes n’ont rien à voir ensemble. Mais ils s’enchevêtrent à la manière de deux roues dentées distinctes qui s’entraînent mutuellement. Ces paragraphes sont là pour créer un mouvement, une ondulation inattendue, un saut précipité

Ainsi vous tirerez la substance voulu par l’auteur alchimiste « et moi-même » qui, seul, souhaite atteindre avec vous le degré d’ « auto-mutation-cérébrale » afin d’éradiquer automatiquement La propension humaine à la souffrance psychologique.

Ce qui suit n’est que formule pour transformation…

Avertissement

A lecture, vous serez sûrement mécontent(e), déçu(e), cela ne vous plaira pas. L’œuvre d’un incompétent, un fou, une histoire banal, qui ne sait même pas écrire correctement. Incongruités, inepties, tournures de phrases incorrectes et fâcheuses fautes en tous genres, vous pousseront à lâcher prise. Vous serez alors sur la bonne voie. Continuez ! C’est l’effet désiré, ne combattez pas, laissez vous aller au dérèglement. Il y a toujours une vraie explication à ce qui est faux, et sa perception définie n’est pas nécessaire à l’entendement des deux parties libres ; vous et moi. Vous et ce texte. Je veux dire : Lisez sans querelles, ne jugez pas. Lisez ! Dégagez vous des formulations conventionnelles. Soyez prêt(e) à tout perdre, mémoire, instinct, logique, annihilant les mécanismes habituels… Soyez prêt(e) à mourir ! Ce qui suit est un code, ne l’oubliez pas !

Si vous avez compris cela, vous ne serez pas totalement perdu et sans recourt ! Vous retrouverez votre esprit, le chemin du retour…

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Je suis un parfait inconnu ici !

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Septembre 2008 : Première expérience personnelle d’état modifié de conscience

Nous sommes arrivées à l’ère de la connaissance ultime.

« La connaissance universelle.

Celle qui fait parti du tout dans le tout.

Intégrant notre corps et l’esprit en même temps que tous les Eléments. (Feu, Air, Eau, Terre,…)

La parfaite symbiose, en adéquation totale avec notre propre nature.

L’heure est venue de nous réveiller et ainsi, de stopper net notre existence dans le monde des apparences. »

Ce monde qui n’est pas propre à notre nature. Un monde créé par notre décision mentale isolée du corps. Provoquant un déséquilibre dans la compréhension et l’acceptation des phénomènes fondamentaux qui eux puisent leurs sources dans notre vraie nature. Dans l’ensemble des Eléments nous constituants en nous intégrants dans notre propre corps.

La mutation est instantanée et radicale. Admettre notre corps en l’intégrant à la vie, sans aucune science ni doctrine, c’est d’abord admettre notre réelle existence. Celle qui prend ses racines à la source de notre véritable nature.

En admettant la souffrance que chacun de nous porte en soi à un moment ou un autre. En considérant, sans la nier, que la souffrance fait parti de notre vie et que pour la faire cesser, il faut que tous, sans exception, arrêtons de souffrir au même moment. Et ainsi stopper d’émettre toute forme de pensées négatives, aussi bien sur soi son prochain que sur son propre environnement…

(2) JOUR 2

Ce matin je me sens perdu. Je n’entrevois aucune solution à mon avenir. C’est effrayant ! Permettez-moi de me présenter, je m’appel Paul, j’ai 44 ans, et pour résumer, je suis en arrêt maladie volontaire depuis plus d’un mois, je vie seul dans une petite maison dont bientôt je ne pourrai plus payer le loyer. J’ai du mal à communiquer avec les autres et même à échanger avec ma famille, tous mes amis ont disparus. C’est angoissant ! Je n’ai plus goût à rien. Manger m’est difficile ! Je traine lamentablement du canapé au lit et du lit au canapé.

Cela ne m’intéresse plus de « sortir ». Je me sens mal à l’aise en ville, la vie y a prit un sens artificiel que je ne supporte plus. J’ai l’impression de vivre au cœur d’un dérèglement organisé et malsain. Tout est toujours pareil, les mêmes rues, la même agitation inutile, les mêmes gens entassés, égocentriques avec leurs fausses politesses, tous déjà vu avec les mêmes intérêts, discutant de leur petit monde égoïste plein de clichés étriqués. Je ne comprends pas la logique de cette organisation, ou plutôt je la comprends trop bien maintenant…

Tout ce qui faisait ma vie et le peu d’engouement que j’avais pour elle, tout à disparu. Le vide. Que faire si plus aucune distraction ne m’attire maintenant que je ne passe plus le reste du temps à travailler ? Car c’est bien comme ça que nous occupons nos journées le plus souvent et principalement nos vies : Travail/Distractions. Et travailler à quoi, se distraire de quoi ? Même au repos la machine à penser est encore en activité. N’est-ce pas futile ? N’est-ce pas une fuite ? N’est-ce pas simplement le fait de détourner volontairement notre attention d’une chose que de garder toujours notre esprit occupé à une autre ? Et se détourner de quoi ? L’ennui, l’inaction, la sensation d’être inutile, de ne rien faire de productif en ce monde ?

J’ai l’intime conviction d’avoir fini par comprendre ce qu’est cette chose et d’où elle vient et où elle va, et cela ne m’amuse plus, cela ne me distrait plus, cela ne m’intéresse plus ; ce désir, ou plutôt ce besoin, n’existe plus.

Est-ce une finalité que d’avoir tout fait pour apprécier les moments de la vie et d’aller se coucher sans remords l’instant d’après, le cœur en fête, la tête rempli de joie, de satisfaction et d’apaisement, que sais-je ? Avoir eu la sensation de vivre un moment unique ? De s’être imprégné de l’instant, de s’être, en quelque sorte, oublié ? Ne suis-je pas qu’une marionnette tenue par des fils sensoriels en quête de sensations ? Tantôt heureux, triste, excité, bienveillant, absorbé, enivré, complaisant, fâché ou en parfait accord. Est-ce cela le but de l’existence et de ses agréments ? Est-ce cela Vivre ? Echapper à l’ennui, au vide ?

N’est-ce pas repousser la mort un peu plus chaque jour par des artifices théâtraux pour la détourner ; pour la nier, et ainsi regarder ailleurs ? Que ferions-nous avec nos sens s’ils étaient, éduqués, stimulés d’une façon différente ; sans craindre de mourir ? Où en serions-nous dans l’acceptation de la souffrance ; la connaissance de la mort qui fait renaitre libéré de toutes enclaves ?  Serions-nous autant investis par nos activités actuelles pour ce qui en est de la défense de nos droits et de ses périmètres toujours changeants ? Accepterions-nous l’inacceptable, encore une fois, en nous détournant de la réalité par crainte de tout perdre ; nos acquis si chers à nos yeux ; notre vie individuelle ?


Mourir à soi même comme une étape obligée de l’existence humaine…


Si vous voulez tout savoir, mon pays a subit un tremblement de terre il y a quelques années, tout s’est effondré et mon gouvernement à lâcher prise durant la nuit. Au lendemain de la catastrophe, alors que tout était détruit, les arbres et les couleurs resplendissaient comme des éclats de milles feus. L’air était devenu plus respirable et les idées semblaient plus claires dans ma tête ! Puis une seule pensée comme une voix au loin :

« Quelque chose hante le monde d’une triste joie funèbre. Et cela fait des miracles ! »

La mort omniprésente comme l’oubli et le dur rappel de ce qui fut la veille revenait petit à petit à la mémoire. Pas de corps écrasés aux alentours, pas de sang sur les murs ni aucun autre que moi. Comme seul au milieu d’un désert, le cœur en ébullition et rempli de joie, je battais déjà le pas d’enthousiasme. Une foule de choses étaient à reconstruire ! L’œuvre pouvait commencer ! Miracle ! La clé de voute venait d’être trouvée !…

La suite des 66 jours ici : Journal 66

Moscou

11 juin 2013

Voilà, je suis à Moscou et j’ai l’impression de naître nulle part. Les bandes plates blanches étalées sur la chaussée, ressemblent à des corps écrasés !

Je suis là parce que matériellement je me vois.

Le coin vitré de la fenêtre et les nuages derrières, me donnent du souci.

Je ne ressens pas de plaisir à exister, mes désirs sont maudits. Je suis devenu insensible à tout plaisir extérieur.

Un poids, une souffrance incontrôlable, une trahison, un mensonge, je ne contrôle plus rien. Je, je, je, je, je, je me laisse aller au temps qui m’affecte.

J’attends, mais quoi ? A quoi bon exister, si c’est pour mourir de secondes en secondes ?

Je dois, mais je ne sais pas. Je ne m’impose pas à la vie.

Je suis mal. Je souffre de tout. Et tous ces gens bourrés de rituels, de convenances, d’affectations, de fonctions, de peines. Tous ces gens esclaves, rivés dans leurs conditions. Tous ces gens qui travaillent pour deux sous, et qui restent, et qui trouvent un intérêt à leurs fonctions. Tous ces gens que la chaleur anime. Un mot, une parole, un sourire, une gratitude, et leur bonheur est fait. Puis, un nuage, une ombre, qui s’abat comme une colère. Un ressenti, une sensation, une peur, une crainte, et tout s’effondre, et tout s’écrase, et tout devient lourd. Cela doit cesser !

Un désir de tout arrêter, de basculer, de se sauver. Comme échapper à une catastrophe qui gronde et  menace.

Poison Amour Vérité

23 février 2013

D’où vient ce sang vénéneux ?

Ce flux qui passe aux aveux.

Quel est ce conflit intérieur,

Qui m’arrache le cœur ?

Suis-je tombé ou bien perdu ?

Et dans l’eau trouble de mes désirs,

Si j’ai fauté quelque part,

Je dois en payer les écarts.

Punition ou récompense,

O résultante de mes impatiences.

Je suis un pantin qui se devance,

Mon esprit engourdit en a perdu l’essence.

Les pieds et les mains liés,

Je m’agite et me cogne de tous cotés.

Telle une marionnette articulée,

Je suis victime de mes pensées.

Aimer, et pourquoi pas, s’aimer,

Telle est la vérité.

Cette vérité qui seule me sort

Du flux turbulent de mes pensées.

CHumain

#poème #venin #Amour

Nous vivons dans un jeu!

Nous sommes dans un jeu. Nos peurs sont les seules remparts. Notre obstination nos douleurs non acceptées sont le signe de notre emprisonnement. Ainsi que ce qui va à l’encontre de la vie. Nous sortons de cette prison terrestre à chaque mort et y retournons si notre corps n’est pas à cent pour cent pur.

Nous sommes dans un jeu et nous vivons une épreuve que l’on doit passer. Pourquoi ?.. Je ne sais pas vraiment. Pour aller où ?.. Je ne sais pas non plus. Nous devons juste nous acquitter d’une tâche, pour être confirmé comme pour valider une étape un passage ; franchir une porte.

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Ma vie mon passé..et voilà le départ

Salut à toi lecteur! Comme il est décidé par ce chemin d’exposition voilà ce qu’il est relaté pour commencer si cela intéresse.. Je n’ai pas la date précise de ce texte disons que c’est après le grand éclair et que je viens de pleurer (normal) en le lisant..ça fait du bien après coût)..désolé pour les fautes d’orthographe mais quand tu es dedans tu me diras tu t’en fout!)..vu l’âge que j’énonce il y a 7 ans lol et ce qui compte en tout c’est la substance et non le jugement forcément étriqué, cela va de soi.

« Bon, et bien me voici au Portugal, chez papa et maman. J’ai quarante ans, pas mal non ! J’écris comme je parle et je sers les dents. Je ne fume plus depuis deux jours et j’ai bien l’intention de ne plus reprendre. C’est plus facile ici, personne ne fume et le rythme des journées est régulier. Je suis venu passé dix jours de repos. Je ne peux pas dire : congé, car je ne travail pas. Disons que j’ai pris congé de mes sales habitudes, de mon chez moi, là-bas, quelque part dans le sud de la France. Dans une petite maison au fond d’un jardin. Surement choisie pour être tranquille ; pour mettre la musique à fond quand je veux, et comme j’ai l’habitude dire ; pour faire des choses sans être restreint par les voisins ; pour ne pas déranger surtout.

J’ai deux enfants : Camille huit ans, Antonin douze ans autiste. Je ne les vois qu’au bon grès de leur mère depuis ma séparation (« mon évasion » serait les termes plus justes) et cela, il y a plus de cinq ans maintenant.

Alors que j’étais sous le courroux d’une « hystérique modérée» j’ai vécu les pires cauchemars : entre tyrannie et insultes, toute la famille y passait, les enfants restaient en otages. Le plus absurde c’est que notre union fut un choix ! Un choix complètement fou ! Tout allait mal déjà entre nous depuis le début. Cela aurait dû nous ouvrir les yeux, nous faire prendre raison. Pourquoi rester dans la violence et les crises ? Mais non. Il faut croire que nous aimions ça : la fortification intensive. Heu, l’amour passionnel. Pardon.

Mal dans ma peau, jamais content de moi ou d’une façon plus ou moins excessive, tout m’aurai relativement échappé jusqu’à aujourd’hui. Trop gentil ou trop bête, allez savoir. Moi, certainement mêlé de crainte et d’affect, sans faire de différence entre confiance et courage de renoncement. Moi, je fuyais déjà toute relation s’annonçant d’emblée normale. Pouvais-je faire autrement ? Surement. Pourquoi ne l’ais-je pas fais ? Parce que je n’étais déjà pas moi.

Entre désir de joie instantanée et brutalité, je ne préfère rien au bonheur durable.

Une sensation, une émotion, un chancellement intérieur irrésistible. Une perte de contrôle, un déphasage, un vertige. Une impossibilité, une irritation, un entêtement. Survivre ! Ah, la recherche du bien être constant, heureux et sans agacement. Rien que soi dans soi. Comme la meilleure des opportunités. Soi sans rien, sans aucune forme d’addiction. Je rêve !

Toute ma vie ne fut qu’addiction ! Est-ce vraiment cela qui a tout gâché ? Ou est-ce la conséquence d’un désordre déjà entamé ? Faut-il vraiment que je raconte tout ? Faut-il que je retrace mon parcours pour développer la véritable profondeur de mes actes ? Mes choix, mes attitudes. Quelle fut réellement ma motivation dans tout ça ? Je crois le savoir aujourd’hui. En effet. Mais j’ai peur.

J’ai peur de comprendre que je suis passé à coté de ma vie à cause d’une maladie alors peu connu, un handicape mental, une lésion cérébrale. Je suis passé à coté des choses que je ne regretterais pas d’avoir ou d’être aujourd’hui, indépendamment, de ma volonté, de ma personnalité, de moi.

N’est-ce pas là une simple insatisfaction de soi ? Ne sommes nous pas tous un peu comme ça quand l’heure est venue de faire les comptes : nostalgique avec un soupçon de résignation ? Et puis un beau jour connaitre les vraies raisons qui ont motivées le parcours, son chemin de vie ? Sur quoi puis-je me reposer pour me rassurer d’avoir, malgré tout, fais les bons choix ? Un foyer, des enfants, une femme, de l’amour, du travail, et puis quoi ? Une existence sans vagues ? Je n’ai rien de tout ça, car tout cela n’est pas moi.

Nous avons tous notre lot de souffrance, sans comparaisons, le mienne est intérieur. Relationnelle disons.

A priori, je n’ai pas de maladie. Je suis normalement constitué en apparence. Seulement, rien n’est jamais assez. Quelque chose me manque tout le temps. Suis-je à ce point conditionné ? J’ai l’impression d’être toujours en équilibre, sur le fil du rasoir. Constamment en perte d’énergie. Branché ou débranché de je ne sais quelle prise au niveau du cerveau. Entre le bien-être et la gêne. La timidité je crois, le doute, le pas sûr de soi. Le sensible loin de l’affirmation que je ressens comme de la dureté. L’inhibition la plus totale de toute spontanéité perçue comme fluide, apaisante et juste. Se faire du bien naturellement, je ne connais pas. Pour moi c’est de l’ordre de l’irritation moral. Comme une provocation personnelle insoutenable. Quelque chose d’inutile. A quoi bon. Crier, sauter, rire, s’amuser. Prisonnier des stimuli comme des tarés, en liesse complète. Vive le foot ! Entre euphorie et haine, entre gagner et perdre. Quel spectacle ! Quelle désolation. Il en faudrait pas moins pour enfermer un fou qui exprimerait sa propre joie ! »

((Unity of salvation coming very soon already there))