Ma vie mon passé..et voilà le départ

Salut à toi lecteur! Comme il est décidé par ce chemin d’exposition voilà ce qu’il est relaté pour commencer si cela intéresse.. Je n’ai pas la date précise de ce texte disons que c’est après le grand éclair et que je viens de pleurer (normal) en le lisant..ça fait du bien après coût)..désolé pour les fautes d’orthographe mais quand tu es dedans tu me diras tu t’en fout!)..vu l’âge que j’énonce il y a 7 ans lol et ce qui compte en tout c’est la substance et non le jugement forcément étriqué, cela va de soi.

« Bon, et bien me voici au Portugal, chez papa et maman. J’ai quarante ans, pas mal non ! J’écris comme je parle et je sers les dents. Je ne fume plus depuis deux jours et j’ai bien l’intention de ne plus reprendre. C’est plus facile ici, personne ne fume et le rythme des journées est régulier. Je suis venu passé dix jours de repos. Je ne peux pas dire : congé, car je ne travail pas. Disons que j’ai pris congé de mes sales habitudes, de mon chez moi, là-bas, quelque part dans le sud de la France. Dans une petite maison au fond d’un jardin. Surement choisie pour être tranquille ; pour mettre la musique à fond quand je veux, et comme j’ai l’habitude dire ; pour faire des choses sans être restreint par les voisins ; pour ne pas déranger surtout.

J’ai deux enfants : Camille huit ans, Antonin douze ans autiste. Je ne les vois qu’au bon grès de leur mère depuis ma séparation (« mon évasion » serait les termes plus justes) et cela, il y a plus de cinq ans maintenant.

Alors que j’étais sous le courroux d’une « hystérique modérée» j’ai vécu les pires cauchemars : entre tyrannie et insultes, toute la famille y passait, les enfants restaient en otages. Le plus absurde c’est que notre union fut un choix ! Un choix complètement fou ! Tout allait mal déjà entre nous depuis le début. Cela aurait dû nous ouvrir les yeux, nous faire prendre raison. Pourquoi rester dans la violence et les crises ? Mais non. Il faut croire que nous aimions ça : la fortification intensive. Heu, l’amour passionnel. Pardon.

Mal dans ma peau, jamais content de moi ou d’une façon plus ou moins excessive, tout m’aurai relativement échappé jusqu’à aujourd’hui. Trop gentil ou trop bête, allez savoir. Moi, certainement mêlé de crainte et d’affect, sans faire de différence entre confiance et courage de renoncement. Moi, je fuyais déjà toute relation s’annonçant d’emblée normale. Pouvais-je faire autrement ? Surement. Pourquoi ne l’ais-je pas fais ? Parce que je n’étais déjà pas moi.

Entre désir de joie instantanée et brutalité, je ne préfère rien au bonheur durable.

Une sensation, une émotion, un chancellement intérieur irrésistible. Une perte de contrôle, un déphasage, un vertige. Une impossibilité, une irritation, un entêtement. Survivre ! Ah, la recherche du bien être constant, heureux et sans agacement. Rien que soi dans soi. Comme la meilleure des opportunités. Soi sans rien, sans aucune forme d’addiction. Je rêve !

Toute ma vie ne fut qu’addiction ! Est-ce vraiment cela qui a tout gâché ? Ou est-ce la conséquence d’un désordre déjà entamé ? Faut-il vraiment que je raconte tout ? Faut-il que je retrace mon parcours pour développer la véritable profondeur de mes actes ? Mes choix, mes attitudes. Quelle fut réellement ma motivation dans tout ça ? Je crois le savoir aujourd’hui. En effet. Mais j’ai peur.

J’ai peur de comprendre que je suis passé à coté de ma vie à cause d’une maladie alors peu connu, un handicape mental, une lésion cérébrale. Je suis passé à coté des choses que je ne regretterais pas d’avoir ou d’être aujourd’hui, indépendamment, de ma volonté, de ma personnalité, de moi.

N’est-ce pas là une simple insatisfaction de soi ? Ne sommes nous pas tous un peu comme ça quand l’heure est venue de faire les comptes : nostalgique avec un soupçon de résignation ? Et puis un beau jour connaitre les vraies raisons qui ont motivées le parcours, son chemin de vie ? Sur quoi puis-je me reposer pour me rassurer d’avoir, malgré tout, fais les bons choix ? Un foyer, des enfants, une femme, de l’amour, du travail, et puis quoi ? Une existence sans vagues ? Je n’ai rien de tout ça, car tout cela n’est pas moi.

Nous avons tous notre lot de souffrance, sans comparaisons, le mienne est intérieur. Relationnelle disons.

A priori, je n’ai pas de maladie. Je suis normalement constitué en apparence. Seulement, rien n’est jamais assez. Quelque chose me manque tout le temps. Suis-je à ce point conditionné ? J’ai l’impression d’être toujours en équilibre, sur le fil du rasoir. Constamment en perte d’énergie. Branché ou débranché de je ne sais quelle prise au niveau du cerveau. Entre le bien-être et la gêne. La timidité je crois, le doute, le pas sûr de soi. Le sensible loin de l’affirmation que je ressens comme de la dureté. L’inhibition la plus totale de toute spontanéité perçue comme fluide, apaisante et juste. Se faire du bien naturellement, je ne connais pas. Pour moi c’est de l’ordre de l’irritation moral. Comme une provocation personnelle insoutenable. Quelque chose d’inutile. A quoi bon. Crier, sauter, rire, s’amuser. Prisonnier des stimuli comme des tarés, en liesse complète. Vive le foot ! Entre euphorie et haine, entre gagner et perdre. Quel spectacle ! Quelle désolation. Il en faudrait pas moins pour enfermer un fou qui exprimerait sa propre joie ! »

((Unity of salvation coming very soon already there))

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