Moscou

11 juin 2013

Voilà, je suis à Moscou et j’ai l’impression de naître nulle part. Les bandes plates blanches étalées sur la chaussée, ressemblent à des corps écrasés !

Je suis là parce que matériellement je me vois.

Le coin vitré de la fenêtre et les nuages derrières, me donnent du souci.

Je ne ressens pas de plaisir à exister, mes désirs sont maudits. Je suis devenu insensible à tout plaisir extérieur.

Un poids, une souffrance incontrôlable, une trahison, un mensonge, je ne contrôle plus rien. Je, je, je, je, je, je me laisse aller au temps qui m’affecte.

J’attends, mais quoi ? A quoi bon exister, si c’est pour mourir de secondes en secondes ?

Je dois, mais je ne sais pas. Je ne m’impose pas à la vie.

Je suis mal. Je souffre de tout. Et tous ces gens bourrés de rituels, de convenances, d’affectations, de fonctions, de peines. Tous ces gens esclaves, rivés dans leurs conditions. Tous ces gens qui travaillent pour deux sous, et qui restent, et qui trouvent un intérêt à leurs fonctions. Tous ces gens que la chaleur anime. Un mot, une parole, un sourire, une gratitude, et leur bonheur est fait. Puis, un nuage, une ombre, qui s’abat comme une colère. Un ressenti, une sensation, une peur, une crainte, et tout s’effondre, et tout s’écrase, et tout devient lourd. Cela doit cesser !

Un désir de tout arrêter, de basculer, de se sauver. Comme échapper à une catastrophe qui gronde et  menace.

Les gens sont dangereux !

Cahier Bleu nuit GS. Portimao 1er septembre 2017 1h51

Les gens sont dangereux émotifs et passionnels, ils sont déconnectés de la réalité. La colère est encore une partie d’eux-mêmes et peut les entraîner à ne plus se contrôler. C’est pour cela qu’ils ne peuvent pas êtres libres. Ils ont besoin de contrôle sans quoi ils ne peuvent pas êtres eux-mêmes; en ce que la nature a décide pour eux, l’Amour inconditionnel des uns et des autres et cela par dessus tout.

Nous nous devons d’appliquer la douceur des sentiments infailliblement, nous aimer les uns et les autres sans rage et sans douleur. Mais pour cela nous devons apprendre à accepter la souffrance et prendre à notre propre compte la responsabilité de la porté de nos actes et de nos pensées en toute humilité ; sans doute en passant par l’approbation du sentiment de sacrifice qui prend la forme d’une injustice quand nous manquons de discernement.

Nous devrions nous effacer naturellement devant nos pulsions car elles nous font bondir maladroitement en nous plaçant sur le train du regret.

Oui les gens sont nerveux encore quelque part en eux. On ne peut déclencher ce qui n’existe pas. L’interrupteur allume la lampe ; pas de lumière sans cause. La provocation est le déclencheur et la riposte doit être la lumière mais sans tonnerre ni éclair ; simplement une douce lumière atténuée, apaisée.

Les gens peuvent êtres d’apparence calme et sans colère mais un jour la foudre, comme une épreuve, les frappent et les voilà qu’ils se mettent à électriser tout azimute !

Oui les gens sont dangereux ! C’est pour cela qu’ils ne sont pas encore prêts à être libres d’Aimer sans douleur ni péché.

Le monde a encore besoin de temps et moi aussi, Merveilles de toutes natures.

Ce monde est effrayant, les gens ne sont pas rassurants en cela qu’ils sont prêt à se dévoyer car ils ignores le véritable impacte de leur comportement.

Le pardon est encore de rigueur ici-bas et peut-être même plus que jamais. Les atrocités atteignent des profondeurs que tu peux estimer dans la propre contenance de ces derniers mots. Il y a toujours l’espoir de faire remonter les choses, c’est le risque d’être descendu si bas pour un maximum d’effet ressort !

Merci pour tes bonnes paroles, je sais, même si quelques fois j’oublie que je ne suis pas seul dans ma lutte. À Toi, à Eux, à Nous !